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LA TECHNIQUE
Qu’est-ce que la gravure, en bref :Il existe bien des techniques de gravure : sur bois, sur linoléum, sur pierre, sur métal… Chacune requiert un savoir-faire particulier, et a son rendu propre.
Le métal peut se graver de différentes façons, répertoriées en deux catégories : la taille directe, et la taille indirecte. Dans la taille directe (pointe sèche, manière noire, burin), la plaque est gravée par un procédé manuel, tandis que dans la taille indirecte (eau-forte, aquatinte, et d’autres), elle est gravée par un procédé chimique, à savoir la morsure d’un acide.
La pointe sèche, technique que je pratique, consiste donc à dessiner directement sur la plaque de métal, le plus souvent du cuivre ou du zinc, à l’aide d’une sorte de crayon en acier appelé « pointe sèche ».
On recouvre ensuite la plaque d’encre, dont en retire le surplus, l’encre ne restant ainsi que dans les creux, c’est-à-dire là où l’on a gravé. On met la plaque sur le plateau d’une presse, on pose dessus une feuille de papier (que l’on a au préalable mouillée, puis séchée, pas trop mais pas trop peu non plus…), puis on imprime. On obtient ainsi l’impression en miroir de l’image gravée sur la plaque, et c’est cette impression que l’on expose.
La gravure est donc, comme la photo, reproductible, chaque gravure étant tirée à un nombre d’exemplaires déterminé par l’artiste.
Pourquoi la pointe sèche ?Je pratique exclusivement la technique de la pointe sèche, qui, comme je l’ai expliqué précédemment, permet un rapport direct au matériau. Il n’y a pas de distanciation entre le geste et le résultat visible, le travail n’étant pas décomposé par les étapes successives des trempages dans l’acide. L’immédiateté de ce procédé me correspond d’avantage, n’étant pas une grande adepte du côté « cuisine » de la gravure.
Par ailleurs, le geste de creuser avec la main la matière du métal n’est pas le même que celui de dessiner sur une surface lisse qu’il n’est pas besoin d’entamer, et c’est aussi cela qui me plait. De ce point de vue-là, la gravure à la pointe sèche n’est pas sans rapport avec la sculpture…
La résistance du métal permet également de retravailler une image presque à l’infini, dans une démarche extrêmement poussée et approfondie, offrant un champ de possibilités et de recherches inépuisables.
Il va de soi qu’une technique ne vaut pas mieux qu’une autre ; il s’agit simplement d’une part des affinités que l’on peut avoir avec un outil, et d’autre part d’une adéquation entre le processus de création, les particularités du rendu de la technique, et la démarche de l’artiste.
C’est pour ces raisons que j’ai fait de la pointe sèche ma technique de prédilection.


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Adresse atelier :
8, rue Huysmans 75006 Paris